Jour 48 : Bitola Macédoine - Ptolemaida

Nous revenons dans l’espace Schengen, en Grèce. Nous rentrons par le Nord du pays. Nous partons vers 8h et sommes contents de voir un nouveau pays. Romain est vraiment content de découvrir la Grèce. Malheureusement nous n’irons pas voir les îles, Romain cherchera pendant de longues heures un moyen de découvrir une île grecque (sans succès). Les îles sont difficilement accessible pour une journée et le trajet est très cher. Nous abdiquerons et laisserons cette partie de la  Grèce pour un autre voyage.

Pour le moment, nous arriverons par le Nord de la Grèce. Il n’y a que 10 kilomètres (à peine) pour arriver à la frontière.

Le passage se fait sans encombre et très rapidement. Nous cherchons les bureaux de change à l’entrée de la Grèce pour échanger les 400 dinars macédonien qu’il nous reste. Mais il n’y a aucun bureau de change… tous ont l’air abandonné. Nous essayons de les échanger à la station service qui se trouve à 500 mètres de la frontière. L’homme accepte de nous faire un échange si nous lui achetons quelque chose. Nous n’avons besoin de rien et ne voulons pas lui acheter ses produits de lavage pour voiture ou ses chips… Nous nous disons que nous en trouverons plus tard.

Lors du départ, nous avons du soleil et tout va bien. Les paysages nous rappellent fortement la Dordogne. Nous sommes d’ailleurs très étonnées de ça. Le nord de la Grèce c’est vert et beau. Il n’y a personne sur la route.

Mais comme d’habitude, nous nous prendrons une averse torrentielle vers 13 heures. Nous avions décidé de continuer jusqu’à un prochain village. C’est la première fois que je bois la tasse avec de l’eau du sol. Un camion passe à côté de nous et nous arrose de plein fouet. Romain boit également la tasse. Nous n’avions pas fermé nos parkas entièrement nous avons donc droit à un lavage de t-shirt gratuit également

Nous nous arrêtons dans un café, ils ne servent pas à manger mais ils nous autorisent à manger notre propre nourriture. Nous leur commandons des boissons. Nous mangeons le temps de sécher et de pouvoir repartir. Nous avons décidé de nous arrêter à Ptolemaida, sans but précis, il n’y a rien d’intéressant à voir mais c’est le meilleur chemin à emprunter pour aller aux Météores. Romain a encore des soucis à régler avec son travail. Ce souci sera l’objet d’une très grande conversation entre nous deux.

J’ai vraiment de la peine pour Romain, il reçoit des nouvelles qui l’obligent à réfléchir à son boulot.

Nous repartons avec l’idée de trouver l’hospitalité chez l’habitant. Nous arrivons dans la ville de Ptolemaida et roulons 5 minutes. Nous remarquons 2 jeunes assis sur une barrière. Nous nous disons que nous devrions tenter notre chance. Nous faisons demi-tour. Mince, ils partent en direction d’une voiture. Nous sommes un peu déçus, nous essayons de les appeler de loin. Le conducteur de la voiture le remarque, il vient à notre rencontre. Romain lui demande si éventuellement, il ne connaitrait pas un endroit pour dormir. C’est assez difficile, car il ne parle pas l’anglais. Romain utilise les gestes et il nous parle d’hôtel. Nous le coupons de suite et lui disons que nous voulons dormir chez lui. 

Il nous scrute puis souris et nous redemande avec des gestes, si c’est bien de chez lui que nous parlons. Oui, oui chez toi! De suite il nous dit « OK, aller suivez-moi. »

Nous le suivons, il conduit à travers les rues de la ville. Nous nous demandons s’il a vraiment compris. Car il a dit oui très vite, sans se poser de question. C’est fou, nous pensons qu’il n’a pas compris ce que nous lui disions. Il s’arrête devant un immeuble. Essaye de nous demander où nous voulons mettre nos vélos. Ils nous ouvre un garage. Nous y mettons nos vélos et nous le suivons jusqu’à chez lui. Il nous aide avec les bagages.

Nous sommes chez Nikos, enfin chez ses parents. Il est avec son ami Albi. Nikos gère sa propre entreprise dans la rénovation (le bâtiment en général). Il a comme employé Albi qui habite en face de son immeuble. Ils sont également amis. La communication est très très difficile, ils ne parlent pas un mot d’anglais. Nous aucun mot en grec. 

Il nous montre le café, nous acceptons mais il nous pose tout un tas de question et appelle quelqu’un. Nous ne comprenons pas très bien. Il passe le téléphone à Romain et on lui demande s’il veut du sucre ou non… 

10 minutes plus tard, un livreur de café nous ramène des cafés. Nikos et Albi ont pris un caffe credo, pour nous se sera des américains. Nous sommes complètement sur les fesses. Pourquoi ils demandent à se faire livrer le café? 

Nikos a le wifi, nous essayons de nous y connecté pour pouvoir parler avec google traduction. C’est dingue, mais on va bien rigoler avec google traduction qui dit n’importe quoi. 

Nous avons le droit à des cerises et une bonne douche. 

Il nous demande ce que nous voulons manger et à quelle heure nous voulons manger. Albi et Nikos essayent de contacter leurs amis qui parlent le français, le russe ou l’anglais pour nous faire la discussion.

Le papa de Nikos, Ilia, rentre chez lui et nous découvre. Nikos doit certainement lui expliquer qu’il a accepté de nous héberger. Le papa a l’air un peu dubitatif. Nous sortons dehors. 

Dehors, il y a pratiquement tous les voisins de sorti sur leur balcon. Ils sont tous entrain de nous regarder. Nikos leur explique que nous venons de France à vélo. Ils sont tous un peu étonnés.

Nikos nous amène visiter le potager de la famille. Il a des poules et des coqs et un gros chien de garde attaché. 

Ensuite, nous prenons la voiture des parents d’Albi pour partir voir le potager de la famille d’Albi. Il est immense. Ils ont de tout. Des poules, des lapins, des dindons… C’est super marrant.

Puis nous partons prendre l’apéro dans le bar de l’un de ses amis. Ils sont tous super accueillants. Souvent lorsque l’on discute et que nous posons des questions. Nikos et Albi font un signe de la tête vers le haut et un petit bruit. Nous essayons de comprendre de quoi il s’agit, en fait ça veut dire non. 

Nous buvons 3 ou 4 bières chacun. Nikos ne boit pas. Il tient à payer l’addition. C’est gênant. Un ami à eux nous rejoint. Nous partons dîner, dans un restaurant dont la spécialité est le poulet. Ce sera très bon. 

Encore une fois, il ne nous laissera pas payer. Nikos tient vraiment à nous inviter. 

Nous découvrons que Nikos et Albi et Valias sont d’origine albanaise (nous ne sommes pas étonnés). La soirée est vraiment au top et nous nous marrons bien. Nous ne nous comprenons pas trop mais nous arrivons à discuter pendant toute la soirée. Nous avons rencontré des mecs au top. Nous espérons qu’un jour tous ceux qui nous offre la moindre des petites choses sur notre route puissent venir chez nous pour que nous puissions à notre tour nous occuper d’eux.

En rentrant, le père de Nikos se lève du canapé et nous prépare le lit. 

Jour 49 : Ptolemaida - Grevena

Après une soirée au top et une courte nuit. Je me réveille avant Nikos et Romain. Ilia, le papa de Nikos me prépare un bon petit déjeuner. Vraiment trop sympa ce papa. 

Une fois que Nikos est levé nous partons en même temps que lui. Nous partons en direction de Grevena. Je pense que tous les deux, nous avons vraiment apprécié Nikos et Albi. Nous aurions bien voulu rester mais nous avions déjà fait une pause 2 jours avant et en plus nous avons peur de ne pas avoir le temps de faire des pauses…

Nous ne prenons pas l’autoroute en Grèce et je pense qu’on se trompe de chemin à un moment. Ce qui fait que nous arrivons devant un chemin de pierre en mauvaise état et qui grimpe, grimpe, grimpe et grimpe encore. Chanceux que nous sommes un pick up passe par là et accepte de nous faire monter le col … Que de bonheur.

Nous nous arrêtons devant la maison d’une amie du conducteur. Elle nous offre du caffe latte, je l’aide à le faire. 

Le chemin est assez cool, nous rencontrons de belles églises orthodoxes. Nous essayons de faire voler le drone, mais vraiment depuis le début du voyage  nous sommes tellement déçu de ce drone, c’est un bepop de Parrot. Sans être vulgaire, il est à chier. Nous le déconseillons fortement. Vu le prix investi nous aurions bien aimé pouvoir faire de belles vidéos et photos.

Nous continuons la route après l’énième crash du drone.

Arrivés à Grevena, nous essayons de trouver du wifi pour trouver des coushsurfeurs ou des warmshowers. Nous ne trouvons personne et un gros orage vient nous arroser. Nous devons très vite trouver un endroit pour nous poser si nous devons dormir en tente!

Nous essayons de demander aux personnes de la ville… Trop difficile, personne ne nous veut. Romain se prend 2 giros (des kebab mais on ne dit surtout pas kebab en Grèce) en compensation.

Beaucoup de personne nous ont parlé d’une vieille arène en dehors de la ville. Nous allons donc y faire un tour. Il n’y a pas d’endroit discret. Nous trouvons un bar juste à côté. Nous allons voir s’il n’y a pas un petit endroit pour nous.

Nous sommes accueillis par une fille qui se lève de sa table, elle s’appelle Stella. Elle demande à la patronne du bar si nous pouvons venir s’installer dans son jardin. Il n’y a aucun souci.

Ca y est nous trouvons notre maison pour la nuit. Cette fois on devra sortir la tente. Nous dormirons sour une sorte de tonnelle en bois. C’est bien protégé. 

Nous nous installons et allons boire un coup avec Stella et ses amis.

Avant d’aller au lit, on nous annonce que nous pouvons voir des ours dans cette partie de la Grèce… Euh, ok, nous mettons notre sacoche de nourriture très loin de notre campement (on ne sait jamais).

Jour 50 : Grevena - Meteora Kalambaka

La nuit est paisible. Nous nous levons mais comme d’habitude, le camping ça demande pas mal de temps pour ranger, nous partons vers 10H30.

La route est assez difficile et il fait très chaud. En même temps nous avons un paysage magnifique. Romain ça lui fait penser à l’Arizona ou au Texas (d’après les photos qu’il a vu) un beau paysage.

Après une route assez difficile nous essayons de trouver une auberge de jeunesse pour pouvoir visiter les météores sur 1 jour. Nous arrivons un samedi soir, nous ne trouvons de place nul part à un prix raisonnable. 

Le veilleur de l’auberge nous aide à trouver un endroit. Nous dormirons aux pieds des météores.

Les météores ce sont d’incroyable formation rocheuses sur lesquelles des moines ont construit leurs monastères.

Le soir nous regardons la finale de la champions league.

Jour 51 : Meteora Kalambaka

Nous essayons de dormir un peu et faire un peu de lessive à la main. Nous ne trouverons pas de magasins ouverts le dimanche dans ce village.

Nous partons visiter les fameuses météores. Nous esquivons la marche de plus d’une heure et nous y grimpons par bus.

Le spectacle est magnifique. Nous avons adoré cet endroit. C’est simplement majestueux.

Pour rentrer nous essayons de faire du stop. Nous tombons sur un Dimitri un peu bizarre. Sa voiture est complètement détruite (à la limite de la casse). Il nous dit qu’il nous prendra en contrebas, il faut que nous marchions 5 minutes… Nous inspectons l’intérieur du véhicule (un pick up) il y a des mouches partout. Nous nous disons qu’on va quand même marcher 5 minutes et on verra en bas, le mec s’est quand même arrêté pour nous aider…

Nous avançons à reculons. Arrivés à la voiture, Dimitri essaye de nous expliquer qu’il ne peut pas prendre d’autostoppeur à cause la police, un peu louche le type il nous demande d’attendre. Puis il nous dit qu’il peut en prendre un puis revenir chercher l’autre. Euh?!! On va y aller à pied Dimitri, merci!

Nous continuons à marcher puis derrière nous un orage se forme. Nous retentons l’autostop. Un couple assez sympas nous prend, nous discutons un peu et ils nous déconseillent de faire le chemin jusqu’à Athènes en vélo car le paysage est monotone.

La soirée se passe bien. Nous sommes bien content d’avoir vu ce lieu magique. Nous ne sommes pas rentrés dans les monastères, nous avons préféré marcher dans les alentours.

Jour 52 : Kalambaka - Stavros - Athènes

Aujourd’hui l’objectif est d’atteindre une petite ville à 80 bornes pour prendre le train direction Athènes. Mais nous avons aussi l’idée de faire du stop avec les vélos et tomber sur un camion qui pourrait nous avancer le plus possible, comme ça nous ne prendrons pas de train et ferons le reste du parcours à vélo.

C’était sans compter, que nous tombons encore sur un jour férié. Le lundi de pentecôte (le 28 mai pour les grecs qui sont majoritairement de confession orthodoxe). Nous ne trouverons pratiquement personne sur la route. Nous continuons donc en direction de Stavros, par Trikala, pour prendre un train censé rouler ce jour-là.

Pour la pause du midi, nous nous arrêtons dans une sorte de pré bien entretenu, dans un tout petit village, Ermitsio. Nous déployons nos chaises helinox et nous préparons à nous faire cuire des pâtes. 

Romain a demandé aux propriétaires de la maison d’en face si nous pouvions nous installer dans le pré, ils nous ont fit comprendre qu’il n’y avait aucun problème pour que nous mangions ici.

La femme de la maison nous apporte 2 bières bien fraiches, elle s’appelle Athèna. Puis un homme en mobilette, s’arrête et essaye de nous parler en anglais pour que nous puissions nous comprendre. 

Il nous dit d’attendre 5 minutes. Athèna revient avec une assiette de concombre pelés de son propre jardin.

Puis elle revient avec des oeufs durs et du pain. Nous nous ferons cuire nos pates en accompagnement.

Nous ferons une petite sieste. Les grecs sont un peu décalés par rapport à nous, ils n’ont pas forcément de pause à midi mais une longue pause dans l’après midi. En même temps il fait très très chaud.

L’homme de la maison voisine vient à notre rencontre, après notre sieste impose par la bière et la chaleur, il vient de rentrer du travail. Toute sa famille l’accompagne. Nous essayons de discuter  un peu. Ils nous donne quelques concombres de son jardin car il n’y a pas de magasin d’ouvert et pour ce soir nous n’avons rien à manger. Ils nous remplissent nos gourdes d’eau et nous partons après un moment bien convivial.

Nous arrivons à la gare, après 20 km de plus. Le guichet n’ouvre que dans 45 minutes. Nous prendrons donc une douche en face de la gare avant de nous renseigner sur l’horaire et la possibilité de prendre le train.

Nous arrivons à trouver un warmshower pour notre première soirée à Athènes. Alex a bien voulu nous héberger bien que nous lui avons demandé à la dernière minute et que nous arrivons vers 22 heures.

Nous pouvons prendre le train de 18h30 avec nos vélos, nous devons payer un supplément de 10 euros. Ils seront mis dans un compartiment spécial. D’ailleurs avant de nous vendre les billets, le guichetier appelle le chef de bord pour savoir si nous pouvons venir dans le train.

Le trajet se passe bien nous rencontrons Anna, Géorgie et Yannis qui partent pour Athènes soit pour les études soit pour le travail. Nous discutons tout le trajet de divers sujets, ils nous conseillent quelques balades et endroits à voir à Athènes. Anna nous offrira de bonnes sucreries. De sorte de gros rochers au chocolat avec un bon gout de Nutella. 

Le train prend petit à petit du retard. Nous arriverons avec 1 heure de retard. Nous devons ensuite trouver la maison d’Alex qui nous attend… 

Après avoir repris les vélos et manger un morceau, parcourus les 10 derniers kilomètres dans Athènes avec une sacrée circulation, nous voilà chez Alex. Il nous a attendu jusqu’à minuit. Il héberge déjà un cyclotouriste chez lui, il s’agit de Thomas qui est sorti. Alex nous explique qu’il a également des personnes qui vont arriver le lendemain. Alex est d’accord pour nous garder également et c’est super sympa mais vu la place qu’il y a dans l’appartement on se dit qu’on ferait mieux d’aller ailleurs. Romain a son parrain qui est d’origine grecque, il a demandé à son père de le contacter, mais comme d’habitude il l’aura fait au dernier moment. 

Nous verrons tout ça demain, pour le moment nous avons bien sommeil et ce soir Alex nous laisse le lit.

Jour 53 : Athènes

Dans la matinée Natacha et Elena, 2 soeurs de Bretagne, arrivent chez Alex. Elles voyagent en mode sac à dos à travers la Grèce. Elena repart aujourd’hui en France. Natacha elle reste quelques jours à Athènes. Une autre fille doit arriver le soir. 

Nous demandons à Alex si nous pouvons laisser nos affaires chez lui pour la journée pour nous permettre de nous promener et de découvrir un peu Athènes. Nous essaierons d’échanger nos dinars macédoniens qui nous suivent depuis plus d’une semaine dans un bureau de change mais ils ne les acceptent bizarrement pas. Il faut savoir que pour les grecs quand nous parlons de la Macédoine ils ne comprennent pas ou bien le font un peu exprès car pour eux il s’agit de la région nord de la Grèce et quand ils parlent du pays de la Macédoine ils l’appellent « Skopje ». Tout ceci part d’une ancienne conquête de territoire.

Après notre promenade dans Athènes nous revenons chez Alex. Le parrain de Romain a appelé son neveu Siphis nous serons peut être hébergé ce soir par la mère de Dimitri, nous attendons le retour.

En attendant nous passons quelques heures en compagnie de Natacha, Polius (un lituanien qui a eu un léger accident de vélo qui a besoin de rester quelques jours à Athènes pour réparer son vélo), Thomas et Alex. Nous passons une bonne fin d’après-midi a discuté des expériences de voyage des uns et des autres. Le parrain de Romain l’appelle vers 21 heures. Sa maman est d’accord pour nous héberger. Chouette, mais elle habite à 20 kilomètres de là. En vélo, de nuit ça ne nous plait pas trop et arriver très tard comme ça, nous savons que ce n’est pas très poli. Nous n’avions pas bien regarder les possibilités pour s’y rendre, le lendemain nous nous rendons compte que nous aurions pu y aller en métro.

Nous devons donc trouver un logement pour cette nuit, car chez Alex il y a encore une autre fille qui va arriver le soir. Il n’y a que 2 chambres. 

Nous trouvons à la hâte une auberge de jeunesse, pour 25 euros la nuit… Elle se trouve à moins de 10 minutes de chez Alex.

 

Nous y filons. Arrivés à l’auberge c’est assez bizarre car c’est un immeuble pour particulier, il n’y a pas de devanture comme dans toutes les autres auberges que nous avons faites. Nous sonnons à l’endroit indiqué par l’homme qui tient cette auberge. Il nous fait poser les vélos dans une cave tout en bordel et dont l’accès n’est pas fermée. 

Nous flippons un peu. 

Nous montons dans l’appartement et là nous sommes complètement déroutés. Il y a des lits superposés collés les uns contre les autres et d’autres lits répartis dans la pièce qui parait être le salon… 

Le mec nous dit que pour dormir ici c’est 16 euros… Sinon il a une chambre privée pour 30 euros. Nous lui faisons remarqué que nous avons vu sa chambre à 25 euros, il a oublié c’est vrai… Le choix est vite fait nous n’allons pas dormir avec tout le monde collés les uns contre les autres…

L’horreur, nous n’avons pas le choix il est minuit. Nous nous croyons dans un refuge pour personne sans abri. Nous nous posons sérieusement des questions, l’auberge est dans booking et également dans air bnb. Nous regardons les commentaires qui y sont laissés, on y mentionne le scrubie… je vais voir la traduction, il s’agit de gale…. OK, bon nous sortons l’attirail sac de couchage, oreillers et serviettes! On ne touche plus à rien.

En examinant les lieux, nous parlons avec une femme qui parait être seule ici, elle vient d’Argentine. Elle voyage seule à travers l’Europe. Pour avoir un endroit où dormir, elle propose aux auberges de travailler pour eux en échange d’un lit. Ici c’est clairement de l’exploitation, l’endroit est dégeulasse et elle soit s’occuper de tout… En gros le mec la prend pour son esclave. d’ailleurs il nous a bien fait rire, il nous a dit qu’avant de faire ça il faisait du coushsurfing, il hébergeait gratuitement les gens chez lui, il aurait pu continuer. Enorme… 

Nous sortons manger un morceau pour nous rafraichir. Avant de sortir, un couple arrive tout pimpant, ils ont besoin d’une chambre. Eux ne sont pas trop choqués par l’endroit. Nous pensons qu’ils cherchaient simplement une chambre pour quelques heures…

La nuit sera courte. Le lendemain nous avons envie de visiter l’acropole avant de partir d’Athènes. Car nous ne pensons pas revenir dans la ville dès que nous serons chez la famille de Dimitri.

Jour 54 : Athènes - Peania

Nous demandons à l’escroc si nous pouvons laisser nos affaires dans la chambre pour visiter l’acropole le matin. Il nous dit qu’il est ok jusqu’à midi. 

Nous prenons notre petit dej dans un café, nous remarquons encore que les grecs adorent se faire livrer le café.

L’acropole c’est un peu un passage obligé si vous venez à Athènes, mais le prix est vraiment élevé. Pour 20 euros vous aurez accès à l’acropole et pour 30 vous aurez accès à d’autres endroits rempli de pierres ;-).

Avec un peu d’imagination vous reconstruirez la cité d’Athènes. Nous avons pu admirer le théâtre de Dionysos, l’acropole, le théâtre de Hérode, l’ancien temple d’Athéné et l’Erechtheum.

Nous irons nous promener dans la vieille ville d’Athènes pour rentrer récupérer nos affaires, que nous stressons de ne pas retrouver. OUF, tout est en place. Nous attendons que Siphos nous dise quand nous pourrions arriver chez eux.

Il nous conseille de venir plutôt le soir pour que la chaleur ne soit pas trop forte.

En attendant nous irons déjeuner, je trouve un restaurant qui a une bonne centaine de commentaires et une excellente note. C’est super il se trouve sur le chemin.

Il s’agit du 5F. C’est simplement tout ce que nous recherchions depuis notre arrivée en Grèce. Un restaurant qui nous permet de gouter aux vraies spécialités grecques. Pas un gros ou un fast food mais de vraies bonnes aubergines bien cuisinées.

Le serveur-gérant nous accueille avec un grand sourire, il se présente et nous demande nos prénoms. Il nous explique le principe de la maison, ici vous devez vous sentir comme chez votre maman ou votre grand-mère. Vraiment, il ne veut pas de gêne. Une serveuse nous amène une entrée habituelle, elle est servie à tout ceux qui s’assoient à table ici (c’est gratuit). Vous aurez une bonne portion de concombres, de tomates, d’oignons et de feta.

Pour la suite, il nous propose de prendre un peu de tous les plats qu’ils ont cuisiné. Si un plat ne nous convient pas nous pouvons lui dire et il le changera par un autre. Nous ne paierons pas le plat qui ne nous plait pas. Par contre si nous aimons un plat, il nous en resservira.

Tu te retrouves avec 6 – 7 assiettes devant toi et tu manges ce que tu veux. Tout était vraiment très bon, il nous ramène ce que nous avons préféré. Nous ne connaissons pas le prix. Nous prenons un dessert, que j’ai adoré de la semoule à la cannelle c’est vraiment délicieux.

Nous passons un agréable moment, puis nous repartons en direction de Peania, au début nous comptons faire le chemin à vélo.

L’addition sera une grande surprise pour nous, pour tout ce que nous avons mangé nous ne paierons que 17 euros. Ne vous méprisez pas face à la devanture toute simplette, ce restaurant est simplement génial il faut absolument y aller si vous êtes à Athènes.

Sur le chemin, il y a trop de circulation, nous décidons de prendre le métro. Mais le métro ne dessert pas l’arrêt qui se trouve à côté de Peania, aujourd’hui c’est un jour de grève en Grèce et le tramway qui doit normalement finir le chemin ne fonctionne pas. Nous finirons la route à vélo.

Siphis, le neveu de Dimitri et sa femme Ada viennent nous chercher. Nous serons hébergé par Nickie, la mère de Dimitri qui a 94 ans et qui parle très bien le français. Pratiquement toute la famille parle quelques mots de français et ou d’anglais.

Nous aurons droit à un très bon dîner, c’est la fille de Nickie, Aphrodite qui nous cuisine un bon plat et le dessert que j’ai trop aimé le midi.

Nous discutons un peu avec Nickie, qui était très inquiète par rapport à notre voyage et surtout par rapport au fait que nous dormions dehors. Nickie ou Yaya (grand-mère) s’avérera être un sacrée bon bon de femme.

Siphis produit des films, il est donc très occupé cette semaine. Toute la famille vit ensemble depuis la crise qui a touché la Grèce. Ils ont un petit immeuble qu’ils se partagent ensemble.

Nous nous dormirons dans une partie indépendante où Nickie vit. Nous sommes users heureux de rencontrer tout ce monde. Surtout que Nickie, Aphrodite et son mari Costas connaissent bien la famille de Romain du côté de son père. Dimitri a été marié à sa tante, pour nous c’est comme si nous étions un peu dans la famille. 

Nous sommes très bien accueillis et avons même une chambre à nous pour toute la semaine.

Jour 55 : Peania - Lac de Vouliagmeni

Le matin nous avons prévu de passer un skype à l’école de Saint-Julien de Lampon, nous sommes bien content de pouvoir partager notre périple avec les enfants. Il y a toujours cette heure en décalage horaire avec nous que je n’arrête pas d’oublier, nous devons attendre 9h30 en France, chez nous il sera déjà 10H30.

Siphis nous a gentiment posé devant la porte le petit déjeuner avant de partir au boulot.

Nous voulons allez à vélo sur la côte grecque et notamment voir le petit lac de Vouliagmeni qui se trouve être à quelques mètres de la mer. La route pour y aller est assez simple, ça descend. C’est à 27 kilomètres. Mais il y’a  vraiment énormément de circulation.

Nous arrivons au lac, c’est très beau, la côte est belle. 

Nous passerons l’après-midi au lac, l’entrée est payante, 12 euros. Mais c’est très bien entretenu et tout propre. Nous aurons droit à une fishpedicure. 

Le retour est moins facile. ça monte et en plus il y a vraiment trop de voiture. En rentrant, Nickie est très inquiète. Je lui avais dit que nous serons rentrés vers 18 heures, sans savoir vraiment quand nous serons de retour. Du coup, elle était vraiment inquiète et a appelé tout le monde. Nous nous sommes vraiment sentis gênés. 

Nous passons la soirée avec Nickie et sa fille Aphrodite nous cuisine encore un super bon plat. 

Jour 56 : Peania

Aujourd’hui c’est jour off. Nous restons chez Nickie. Je rédige le blog. Romain lave les vélos. Il fait très chaud. Nous achetons nos billets pour le bateau qui nous amènera en Turquie. 

Nous appelons la compagnie pegasus pour leur indiquer que nous avons des vélos.

Le soir triste nouvelle, le parrain de Siphis est décédé. 

Nous partons nous promener dans la ville de Peania.

Jour 57 : Peania - Plage de Saronida

En fin de matinée nous partons en bus à la plage de Saronida. Peu de monde aime la côte continentale grecque. Nous nous doutons que les îles grecques doivent être magnifiques. Mais la côte grecque est tout de même assez agréable. 

Nous pouvons profiter de la plage gratuite. Car sur la côte vous trouverez aussi des plages payantes. 

Pour rentrer nous voulons tester l’autostop car en bus il nous faut 2 heures pour rentrer. D’abord un couple d’origine albanaise nous rapproche de la route qui mène vers Peania. Ensuite nous serons pris par un couple de jeunes parents. Nous gagnons 1h30 sur le trajet. Les grecs ne sont pas habituer à l’autostop et ne prennent pas les autostoppeurs. Le couple de jeunes parents qui nous prend nous l’explique et c’est d’ailleurs pour ça qu’il nous prend.

Nous mangeons en ville et passons la soirée à discuter avec Nickie.

Jour 58 : Peania - Le Pirée - Chios

Ce matin nous restons avec Nickie, c’était génial ces quelques jours passés avec elle et sa famille. Nous avons bien rigolé et avons vu de vieilles photos de la famille de Romain. C’est vraiment avec émotion que nous quitterons Peania. Ils ont été super avec nous malgré le terrible événement qu’ils ont vécu en plein milieu de notre séjour.

Nous partons en fin d’après-midi, notre bateau partira de Pyrée à 20h45. Nous partons au port en métro.

La nuit sera longue dans le bateau, nous devons arriver à 5h sur l’île de Chios. Je fini de rédiger les articles du blog pendant la nuit.

Nous essayons de dormir quelques heures, heureusement que nous sommes des voyageurs nous avons duvets et matelas pour un peu plus de confort, car il nous faut quand même dormir demain on fait 85 km de vélo…

En sortant, nous retrouvons Thomas qui était chez Alex. Il a décidé de rester 1 journée sur l’île avant de partir pour la Turquie. Il est programmeur et travail en même temps qu’il voyage à vélo. Il s’arrête quand il le veut ou quand il le doit. Mais le plus souvent c’est lui qui décide, il profite bien de tous les endroits qui lui plaisent.

Nous prendrons notre petit-déjeuner ensemble en contemplant le lever du soleil.

Jour 59 : Chios - Cesme TURQUIE

A 8heures nous devons prendre un dernier ferry pour la Turquie. Ils sont un peu en retard, il commence déjà à faire très chaud.

Nous avons trouvé Adem, un warmshower pour notre première nuit à environ 85 bornes de Cesme.

J’ai hâte de découvrir la Turquie, tout le monde en dit tellement de bien, j’ai vraiment envie de voir si ce qu’on nous dit c’est vrai. C’est un pays qui m’intrigue. Apparemment le climat n’est pas des plus sereins en ce moment pour cause des futures élections qui approchent. Nous verrons bien ce qu’il en est là-bas.

Nos sentiments

La traversée de la Grèce s’est faite très sereinement, tout s’est bien déroulé. Nous sommes contents de ce voyage et des rencontres que nous faisons. C’est vraiment incroyable pour nous, le nombre de personne avec qui nous avons eu un feeling dès les premières minutes. Ca ne se produit pas tout le temps. Avec certaines personnes tu passes un bon moment mais avec d’autres tu as plus qu’un bon moment, tu aimerais rester plus longtemps et apprendre à les connaitre. Tu sens que tu pourrais être amis avec eux. Ce genre de situation est rare.

la Grèce marque un peu la fin d’un première partie de voyage. Nous partons vers le continent de l’Asie, plus précisément l’Asie mineure. Nous ne sommes pas peu fiers. 

Nous avons trouvé une sorte d’équilibre qui nous permet de vivre de bons moments même dans la difficulté.

 

Romain ne comprends pas comment au 21ème siècle les GPS ne peuvent pas être plus précis, depuis le début, nous avons toujours 2 km de plus que prévus… C’est vraiment un mystère pour lui ce genre de chose…

Catégories : Grèce

8 commentaires

Ecole Grotte Rolland · juillet 5, 2018 à 2:05

coucou c’est Lenzo j’espère que vous allez très bien je pense a vous .A bientôt!

    ViA 2 Roues · juillet 6, 2018 à 8:32

    Bonjour Lenzo,
    Nous allons vraiment très bien ! Aujourd’hui nous somme sà Nijni Novgorod pour voir le match des bleus depuis la fan zone. Nous sommes un peu stressés mais on est vraiment de tout coeur derrière eux.
    Nous te souhaitons de très belles vacances! L’année prochaine tu pourras toujours nous suivre!
    Gros bisous!
    Romain et Annia

stéphanie · juillet 5, 2018 à 2:08

coucou les aventuriers!!!!
c’est trop bien de suivre tous vos déplacements ainsi que toutes ces belles rencontres que vous faites!!!
L’année scolaire est quasiment terminée ! encore deux jours!!
Merci encore pour toutes vos cartes postales.
Plein de bisous

    ViA 2 Roues · juillet 6, 2018 à 8:36

    Hello Stéphanie!!!
    Nous sommes super heureux de voir que vous nous suivez. Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu partager un peu de notre aventure avec ta classe ! L’année prochaine nous continuerons à envoyer nos cartes! Tout va très bien pour nous ! Aujourd’hui c’est le match des bleus ! Le quart! On est un peu stressé 😉 !
    Nous te souhaitons de très bonnes vacances et nous souhaitons également de très belles vacances à tous tes élèves.
    Bravo pour le Monte Christo !
    Gros bisous et à très bientôt!

Mathis · juillet 5, 2018 à 2:22

coucou Annia et Romain le match France Argentine était bien.bon voyage!!!
Gros bisous.
Mathis

    ViA 2 Roues · juillet 6, 2018 à 8:39

    Coucou Mathis,
    Le match France-Argentine était tout simplement magique pour nous ! Nous sommes vraiment heureux de ce voyage.
    On pense à toi et aujourd’hui tous derrière les bleus!!!
    Nous te souhaitons de très bonnes vacances et nous espérons que l’année prochaine tu nous suivras encore!
    A bientôt Gros bisous !
    Annia et Romain

Tom. Emilien’ Claire · septembre 2, 2018 à 5:17

Bonjour à vous
Les aventures équatoriennes nous impressionnent, vous êtes très très courageux
Vos cuisses doivent être en titane et votre mental d or
Vivement les photos
Envie de vous parler et de vous voir les petits
Emilien demande si vous montez la tente dans les gymnases des pompiers ?
Est ce qu il fait chaud ou froid?
On vous embrasse fort

    ViA 2 Roues · septembre 7, 2018 à 9:58

    Hello les couz, nous espérons que votre rentrée s’est bien déroulée!
    Nous sommes à Loja et partons dimanche soir au Pérou en bus. Nous sommes hébergés par de la famille d’un ami de Romain, nous essayons vraiment de profiter de notre séjour pour découvrir leur mode de vie, ici en Equateur. Nous avons très envie de vous parler aussi, nous essayons de voir quand nous pourrions nous skyper :-).
    Lors d notre dernière nuit à Saraguro, nous avons été une fois de plus accueilli par les bomberos, c’est la seule fois où nous avons du planté la tente car nous n’étions pas protégés du froid et grosse surprise nous avons dormi à côté d’une arène de combat de coqs (oui oui ici c’est permis). La semaine passée nous avons eu des étapes vraiment corsés, il a fait un froid monstrueux lors de l’étape entre Cumbe et Ona, nous avons du faire du stop après 18km d’ascension car quand nous sommes arrivés à 3500 mètres d’altitude nous ne voyons plus rien et nous étions congelés. Après il a fait meilleur, nous avons eu même une dernière journée ensoleillé.
    La nuit il fait froid.
    Hier nous avons vécu un tremblement de terre, nous avons eu un peu peur, nous avons vu le bâtiment, où nous sommes, bougé. Mais il n’y a rien à signaler dans la ville où nous sommes (aucun dégâts).
    On pense à vous ! bon week end les couz!!!!! On vous fait d’énormes bisous

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