Hello tout le monde, on est heureux de partager avec vous ce premier article on avait envie de le faire sur notre premier « vrai » bivouac à tous les deux.

HEIN?!!! Premier bivouac??? Et on part comment ? En itinérance à vélo (on essaiera quand même de dormir un max chez les personnes qui voudront bien nous accueillir 🙂 ).

Donc vous l’aurez compris, on n’a pas été élevé par des campeurs, on n’a pas passé notre jeunesse chez les scouts, du coup on devait vraiment aller voir qu’est-ce que c’était que le bivouac avec quelques kilomètres de vélo dans les jambes.

On s’est pas mal engueulé et on a aussi beaucoup ri (vous aussi vous allez surement un peu rire). On a appris tellement de choses, on s’est dépassé. Ce bivouac de trois jours on en a bavé mais on a également savouré.

Pour faire ce bivouac, on attendait d’avoir le matériel (une tente au moins :’-) ) et également quelques uns de nos habits spéciaux tour du monde (une polaire en plein mois de février même dans le Sud tu en as besoin, si si…)

Ceci fait, Romain en avait marre de toujours devoir regarder l’itinéraire et se triturer le cerveau sur toutes les questions de préparation du trajet. Du coup ce grand fou, il m’a laissé la préparation de ce premier bivouac (il m’aime). Comme tout le monde peut s’en douter ça a été un sujet de dispute dès le premier jour. AHAH.

Bon pour le tracé du trajet j’étais pas trop mal à la maison. J’ai dessiné le petit parcours en cherchant sur internet des conseils sur les balades à vélo dans le Var. Je tiens à remercier http://www.velosenville.org . Lors de mes recherches, j’ai lu qu’un groupe avait été faire un petit tour de vélo dans le Var et un coin pour une première nuit de bivouac semblait intéressant. J’ai même appelé les différents guides pour avoir des renseignements au sujet de l’endroit exact du bivouac. Bref tout était bien préparé, voici un petit aperçu du tracé initial 😉

initialement 50 km par jour premier bivouac préparation tour du monde

La veille, on a bien sûr testé le matériel dans des conditions idéales, c’est à dire à la maison.

Petit aperçu :

Romain teste le matériel

  • JOUR 1 :

On devait partir à 9H30 et commencer à pédaler à 10H30. On est parti à 10H30 et on a commencé à pédaler plus d’une heure plus tard, c’est tout nous ça. De toute façon pendant le tour du monde je pense pas qu’on corrigera cet aspect de nous (sauf peut-être quand on aura l’avion à prendre) XD.

Itinéraire suivi le premier jour

C’était un super premier jour. C’était la première fois qu’on roulait les vélos chargés (avec les 5 sacoches remplies comme si l’on partait pour 1 an). Les premières sensations étaient bizarres, ce n’est plus du tout la même chose que de faire une sortie vélo sur la journée.

On a eu un super soleil, pas de vent, on était bien, on profitait.

 

 

 

 

 

 

Il faut savoir que j’ai commencé le vélo y a un an maintenant, mais que je ne suis pas encore au stade je lâche le guidon, à l’aise Blaise sur mon vélo. Non, non moi je suis encore au stade je n’aime pas que Romain reste à côté de moi sur une petite route car tu as toujours le moment où tu te fais klaxonner ou que le gars qui te dépasse ne connaisse pas son code et passe à 50 cm de toi…. :-S

Du coup quand tu as un petit panneau qui te conseille une route pour le vélo, moi je m’y engouffre et je me dis que « de toute façon on va rejoindre la route prévue ». Ne dit-on pas que « toutes les routes mènent à Rome »?  Euh???? Oui ça pourrait donner ça si j’étais capable de m’orienter correctement ou suivre à la lettre le nouveau chemin à prendre…

Vous l’aurez compris on n’est pas arrivé à l’endroit prévu pour notre première nuit, pourtant on n’était pas très loin (environ 5 km de la cabane des gardes sur la piste de la Saute GR51).

Le GPS lâche (on n’avait pas encore notre chargeur busch & muller e werk qui nous servira à recharger nos appareils quand on roulera grâce à notre dynamo), il est 17H, la nuit ne va pas tarder à tomber, on continue ou on s’arrête? On commence à s’engueuler, car encore une fois je ne respecte pas ce que j’avais prévu. On est tous les deux, hors de notre zone de confort…..

OK, ça va, j’ai pas géré mais bon, ça va nous arriver aussi pendant le tour du monde d’arriver sur des endroits inconnus, faut qu’on réfléchisse et qu’on soit soudé.

On décide de se mettre dans un champ d’olivier et de monter le bivouac. On s’aide sur toutes les tâches, le montage de la tente (msr hubba hubba nx) 10 minutes à peine, la répartition des affaires dans la tente.

On commence à voir comment on pourrait faire du feu pour se réchauffer. Et oui, on est en février, dans une vallée, c’est humide et il fait froid.

Bel endroit pour une première nuit

La pierre à feu ce n’est pas encore un joujou qu’on maîtrise

Heureusement on avait pensé au briquet

On commence à se sentir à « l’aise » au milieu de la nature, c’est à ce moment-là qu’on s’aperçoit que la confiance tu l’as perd dès que tu n’es plus entouré de tes 4 grands murs. Tu te sens tout petit au milieu de cette immensité. Mais tout de même on ne va pas se laisser abattre et on avait prévu notre petite soirée :

Fine équipe que le vin et saucisson

Puis tant qu’à faire, on se fait un petit chabrot dans notre belle popote 😀 avant d’aller au lit.

Chabrot comme chez les grands parents <3

Cette nuit il ne va pas faire chaud, on croise les doigts pour que les duvets et matelas autogonflants soient aussi robustes qu’on le pense

 

  • JOUR 2 :

Itinéraire du deuxième jour

On s’est réveillé 2, 3, 4 ou plus, ça va tranquille on n’a pas eu peur XD! On n’a pas trop mal dormi, les matelas étaient top et les duvets également.

J’avais quand même préparé ce week-end pendant la semaine, au début on devait faire ça dans le Luberon mais la météo annonçait de la pluie pendant la nuit du samedi au dimanche, on a donc décidé de partir dans le Var.

Après avoir été réveillé par des chiens de chasse qui aboyaient au loin, on a entendu quelques gouttes de pluies tombées sur notre tente… il était 8H. Initialement on pensait que pendant le bivouac on se réveillerait à l’aube grâce à la lumière du jour. C’était sans compter sur nos masques de nuit qui nous permettent de dormir, dormir, dormir même avec des chiens de chasse qui aboient.

On a donc attendu sagement dans la tente que la pluie cesse. Romain a organisé la sortie de la tente et nous a préparé le petit déj.

Après avoir ranger toutes nos affaires, rendu l’endroit comme on l’avait trouvé. On a essayé d’être propre avant de redémarrer. Le départ, 11H…

On est un peu cracra mais un peu d’hygiène quand même

Merci Amandine pour ce dentifrice écolo, notre poche à eau de 10L était vide


On est passé devant l’endroit initialement prévu pour notre bivouac de la veille, c’était à environ 5km sur de la piste montante, y avait une belle table en béton et une cabane construite spécialement pour les randonneurs. Bon tant pis on a passé une belle nuit au final.

Sur ma carte papier, j’avais indiqué le départ à partir de Collobrieres, ville qu’on a atteint 10km après le départ…

On avait une faim terrible, vaincre le froid ça donne faim, on s’est arrêté à Collobrières. On a sorti nos salades de riz, manger et bu un petit coup de rouge (ouf, on l’avait pas toute sifflé).

Je pense qu’à un moment, Romain tout comme moi on a pensé s’arrêter et rentrer à la maison, mais on n’aime pas faire les choses à moitié et franchement comment on pourrait croire faire le tour du monde si on s’arrêtait là.

Du coup il est quand même déjà 12H30 en arrivant dans ce village (charmant au passage), on a parcourus seulement 15km, il nous en reste donc environ 40 et on décide encore de changer l’itinéraire. On essaye de raccourcir le trajet pour avoir le temps de trouver l’endroit où bivouaquer avant la tombé de la nuit et bien s’y installer pour cette seconde nuit.

On utilise l’appli, maps.me (sur conseil de quelques tourdumondiste), pour voir par quel chemin intéressant passé, on se dit que quitte à faire moins de kilomètres faut quand même que se soit un peu difficile. On décide de faire le col de fourche pour gagner la ville de Gonfaron, ça nous semble être une belle étape (537 mètres sur 8km avec une pente moyenne à 4,3%).

C’est dans ces moments que Romain et moi on s’aide pas mal sans se le dire, y en a toujours un de nous qui va mieux que l’autre. On espère que ce sera toujours le cas, c’est beaucoup plus simple comme ça, on forme une belle équipe.

On trouve assez vite l’endroit pour la seconde nuit, une vigne délaissée, à côté de Gonfaron.

Ce soir là on était tellement à l’aise qu’on s’est fait notre petite tisane au feu de bois avant d’aller au lit.

Même à 3° on est posé sur nos chaises helinox à siroter notre tisane 😉

  • JOUR 3 :

Réveil difficile, le matelas de Romain était percé, DUR. Le thermomètre indiquait -6° au milieu de la nuit… Mais on garde la pêche et on essaye de voir le bon côté des choses, je laisse mon matelas à Romain vers 7H, pour aller m’occuper du petit dej.

Après cette nuit bien froide, faut essayer de se réchauffer avant de repartir pour notre dernière étape.

Romain fini sa nuit

Pendant que moi je rallume le feu pour qu’il vienne se réchauffer au réveil

La route ou plutôt le chemin emprunté pour la fin est assez cool et toujours sous le soleil, c’est la belle vie, on est heureux c’est la fin.

 

Au final, nous n’avons pas emprunté l’itinéraire que j’avais confectionné aux petits oignons. On a fait ça au feeling, on s’est pas mal engueulé à cause de ça. Mais on s’est rendu compte qu’on avait plus à gagner à être soudé et à s’entraider, on était déjà trop épuisé avec le stress de dormir dehors, le froid, les chiens de chasses du matin, le matelas percé, …., on est tous les deux et c’est ça qui fait notre force. On s’est plutôt pas mal débrouillé pour des débutants.

Notre parcours final

On avait un peu faim à l’arrivée et on s’est pas laissé abattre. ;-). A bientôt.

Jamais à l’agonie, trop de calories perdues à retrouver XD

 

 


6 commentaires

lacam · février 23, 2018 à 11:13

quelle belle première aventure..
ça donne envie de faire pareil!!
Romain a du trop fllpper avec les chiens…
Bravo en tout cas et restez soudés…

    ViA 2 Roues · février 25, 2018 à 3:30

    Merci Ju! Romain a été top quand on a entendu les chiens, c’est moi qui me suis réveillée et lui il me dit « pas grave on peut continuer à dormir »

Daniel Le Gourriérec · avril 2, 2018 à 3:45

Je vous découvre grâce à l’article sud-ouest d ‘aujourd’hui et ai lu avec délectation votre premier périple varois. Vous souhaitez renseigner au jour le jour votre blog. C’est une bonne idée, mais attention à le bien remplir. Non seulement pour ses lecteurs, mais aussi du fait que par la suite, tout ce matériau pourrait servir à la confection d’un livre . Écrivez bien dès le départ car après, vouloir tout corriger est une galère. Vous avez du style qui va aller croissant, mais déjà, si je peux me permettre, abandonnez ce vilain on, pronom des imbéciles, au profit de nous pour désigner voir si charmant et hétéroclite couple.
À vous lire. Bonne route. P.S. J habite Périgueux.

    ViA 2 Roues · avril 2, 2018 à 12:11

    Bonjour Daniel,
    Nous sommes heureux de vous comptez parmi nos lecteurs.
    Nous écrivons par plaisir et parfois ne faisons pas attention à la syntaxe. Mais il est sûr que nous nous améliorerons avec le temps, nous vous remercions pour le conseil.
    Annia et Romain

remi (la valentine) · avril 18, 2018 à 3:06

Super, vous êtes enfin partie…. je vois que vous êtes en italie, j’espère un peu plus de photo ça manque depuis votre depart…. Bon courage et regalez vous

    ViA 2 Roues · avril 18, 2018 à 9:53

    Bonjour Rémi, nous n’avons pas trop de temps pour mettre nos photos et faire nos articles mais nous allons nous en charger, promis.

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